vendredi 8 février 2013

2013-02-08-Tololos


Ce soir c'était Tololo, nous avions rendez-vous chez un collègue pour dîner et nous préparer pour revenir danser à côté de chez moi. Nous revenons garer la voiture à la maison puis nous allons, à pied, déguisés avec nos masques pour ne pas être reconnus. Je vous rappelle qu'on ne doit pas voir un brin de peau.
Pour entrer, il y a des chicanes et chose paradoxale, les femmes sont accoudées sur les barrières de sécurité et nous demandent de nous arrêter pour nous photographier. Nous, nous faisions cela avec les Touloulous, mais je n'avais pas pensé que ça se passerait à l'envers avec les Tololos. Donc je fus arrêté plusieurs fois sur le trajet. Et des femmes avec des Ipad, pas des téléphones ou des appareils photos, vous voyez l'engin !! Simple à mettre dans la poche.
Ensuite vous passez sur un tapis rouge, de chaque côté, il y a des tables où les femmes sont attablées et regardent passer les Tololos, j'ai parcouru ce tapis seul, ça fait drôle de se sentir observé ;-)
Ensuite, première danse, j'invite une brésilienne qui  m'entraîne dans des piqués vigoureux, la position de côté ne lui convenant pas, elle se met de face (le piqué c'est la simulation de l'acte sexuel, et oui, nous sommes en carnaval), bon et bien allons y, mais je n'arrive pas à prendre le rythme. Deuxième danse, j'arrive à imposer mon rythme, mais je n'entends pas quand il y a des arrêts furtifs, donc  problème de coordination, mais ensuite elle rectifiera le tir et nous ne ferons plus d'arrêt. Je prends une plus jeune mais voila qu'elle sautille, miladiou j'en bave, mais pas comme mes collègues seraient à même de le penser. Ensuite je trouve une collègue que j'invite, nous nous entendons bien mais sans plus, elle ne saura pas qui je suis, c'est la règle. Puis une autre brésilienne, et enfin une créole qui dansait pas mal, mais que je n'arrivais pas à suivre, au piqué elle en profité pour me les casser (au propre) et à me péter le genou qui était déjà défaillant. j'ai du rentrer à la maison en déclarant forfait. En fait, il faut que je m'entraîne, si je veux y trouver un certain plaisir sinon un plaisir certain. Donc mis Ko par une jolie créole !
Comme je ne reste pas sur un échec, mais que j'essaie d'apprendre de ce contre temps, j'ai toute l'année pour me métamorphoser en créole et nous verrons bien au prochain carnaval.



regardez, nous sommes tous cravatés, car nous allons manger du caïman, et c'est par respect pour cette bête emblématique que chacun a mis sa cravate. C'est une coutume amérindienne, de respecter et saluer l'animal qui va être mangé.











Notre hôtesse est la seule femme admise. Et elle rectifiera les mises de certains.








Céline ? Où suis-je sur la photo ?
Car c'est notre hôtesse qui prend la photo, donc je suis là !?


Un Tololo nouveau !

A une lettre près j'étais bon pour la mégaventure.
Je venais de choisir une jolie créole, de ma taille, un peu ronde, mais bien faite, qui dansait seule sur le bord de la piste, tout en muscle, ça je l'ai vu quand je l'ai prise dans mes bras. Avec un peu de recul je me demande qui a pris l'autre et qui battait la mesure ou la démesure. Et au bout de quelques minutes nous voilà partis dans un piqué que je pratique en gentleman, sans trop forcer. Ma cavalière qui se trouvait un peu de côté se déplace vers l'avant pour un piqué plus appuyé, puis au bout de quelques instants, encore plus appuyé, là je me dis que mes potes ne m'ont pas tout dit, ma professeur non plus d'ailleurs et à chaque fois que nous nous entrechoquions j'avais l'impression d'en entendre le bruit, elle intensifie le rythme, comme si de rien n'était, j'ai de la peine à suivre, elle enfonce, j'esquive, le choc en est moins rude, mais la belle n'est pas prude, elle repart à l'attaque, mitraille sans prendre garde où s'écrasent les balles (au sens propre).
Je n'ai pas été préparé pour un frénétique match de catch mais pour des danses de salon, vais je résister à l'assaut à la hache, où m'étendre tout de long ? Elle aurait surement cru à une invitation ! Et le désastre aurait été consommé sous les yeux des danseurs médusés. Cette réflexion n'est que prétention, comme le laissera voir la suite de cette histoire.
A la fin, elle devait connaître la musique, elle fait un piqué genre Stuka sur une colonne blindée, son genou rencontre le mien qui était déjà un peu déficient avant de venir danser, fruit des soirées d'entraînement à déverrouiller les hanches.
Maintenant je penche, bien m'en pris j'avais une genouillère, sinon elle m'aurait flingué la rotule, ou mise au vestiaire, le choc est violent j'en ressens la douleur, je ne hurle, mais maintenant j'offre une ouverture, elle remonte d'un coup sec le manche (du Stuka) et vise sous la ceinture, et me remplace les amygdales qui m'avaient été enlevées jadis, quelle vandale ! c'est du vice !
La douleur m'envahit et m'habite.
Et avec un gracieux sourire ma peu cavalière me quitte.
Moi l'informaticien serai-je, maintenant, condamné à ne compter que sur les bits !
Ce fut là son point d'Orgue, surement de barbarie.
Heureusement, mon masque lui aura caché le rictus quand j'ai souri.
Je me sens las comme si j'avais pris un somnifère, des pensées me viennent, bien singulières : « métro, dodo ». Ou encore : « Tololo Bobo ».
Mon esprit manquerait-il d'à propos, peut être lui aussi a t-il besoin de repos, à moins qu'il n'ait été commotionné lors de la renaissance des amygdales, celles-ci ayant peut être touché le plafond avant de trouver la place idéale et provoqué quelques contusions dans un cerveau déjà en ébullition, avant de redescendre occuper cette niche laissée en friche.
Sur ce, je suis parti prendre un peu l'air, d'abord respirer un bon coup car j'avais l'impression de manquer d'oxygène, surement du à l'obstruction récente des voies aériennes supérieures, comme dirait notre ami vétérinaire docteur. Ensuite faire le point (de suture) sur cette aventure.
Assurément, je reviendrai l'année prochaine après des cours de salsa pour améliorer mon style, et pourquoi pas de la boxe française pour parer les coups de reins furieux. Voilà comment une charmante soirée s'est terminée, par deux à zéro pour moi tout seul (deux en arrivant zéro en partant).
La mégaventure était devenue mésaventure.
Et c'est clopin-clopant que je reviens à la maison, dans mon costume de fier guerrier berbère, je me consume et constate que des parties intimes me sont devenues étrangères. Dois-je quitter mes fonctions et entrer dans la légion pour me refaire une physique condition.
Maintenant ça va mieux, il en restera que l'honneur en aura un peu souffert.
Mais à cette amazone, je ne garde pas rancune de cette étreinte fatale, je manquais de ce chaloupé, qui fait qu'il y a symbiose ou bien loupé, il faut maintenant ne pas rester étale et combler ces lacunes, pour combler mes partenaires et éviter ou conserver les prunes.

Moralité : l'impréparation est toujours mauvaise cavalière, et la chute peut être meurtrière !

Merci belle amazone de cette leçon de danse qui m'a laissé en transe, même si ce n'est pas celle à laquelle on pense, mais pas sans réflexion sur ma valseuse condition ?!


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire