Un vide grenier pas comme les autres !
Anne décide de vendre ses affaires
dans un vide grenier.
Ceci pour faire le vide et ses idées
ne pas renier.
Car au vide grenier la population peu
fortunée
peut venir y trouver son bonheur et de
quoi s'habiller.
Départ 5h du matin pour aller exposer,
des jupes, des BD, casseroles et
affaires de bébé,
il y en aura pour tous et personne ne
restera bouche bée.
Anne recule le 4x4, pour faciliter le
déchargement,
et nous commençons par installer le
campement.
Mais dès que nous attaquons les
caisses,
là il y a presse.
Un essaim sorti dont ne sait où,
s'abat sur nos babioles et pas toujours
entre eux avec des mots doux.
Je sors une caisse de vaisselle,
je vois des bras qui se tendent,
me veulent-elle ? ;-)))
Mais non c'est aux assiettes qu'elles
veulent s'en prendre,
Je pose la caisse à terre et hop, je
ne la vois plus,
je ne vois que des dos, dont certains
sont nus,
Tout à coup un bras se lève une voix
demande :
c'est combien ?!
Moi qui n'y connais rien,
j'appelle Anne qui est déjà aux
prises avec un autre groupe,
elle s'arrache et vient
Donne quelques prix, le bras replonge,
avec ou sans l'objet,
Un autre prend la relève, d'autres
attendent où essaient de déloger,
celles qui fond bloc, peut être ont
elles vu du Rugby,
car il n'est plus question d'approcher,
même pour un rubis.
Enfin certaines se relèvent, mais
c'est pour se précipiter,
à la portière de la caverne d'Aly
Baba
et montrent du doigt la caisse
suivante, je prends un air dépité,
car à peine posée à terre c'est le
même branle bas.
Je repère une jeune brésilienne avec
son compagnon,
je la connais c'est elle qui sert la
petite soupe du samedi.
Je lui fais signe de me suivre sur le
côté et sors des gamelles pas de l'argenterie,
Mais déjà le premier groupe se
disloque et vient prendre d'assaut,
ce petit couple en train de choisir,
certaines veulent leur arracher l'objet
de leurs désirs,
mais j'interviens gentiment et tout se
calme
Il n'y a pas de ressentiment envers les
blancs.
Contre la vie chère, les Lebreton
auront la palme.
Ensuite arrivent les fringues, chacune
est sur son rang,
A peine posée que la caisse se vide,
les pantalons, les robes, les corsages
deviennent intrépides,
s'élancent en l'air pour mieux se
déployer,
et pour l'acheteuse la chatoyer.
Point ici besoin d'Oyer oyer,
l'essaim se gonfle ou se rétracte,
suivant d'autres arrivées, et d'autres
cataractes,
de vêtements, de vaisselles ou d'objet
divers.
Quelques pièces ne verront pas la
caisse,
certains prendront ce qui est
nécessaire,
avec quelques largesses.
Mais cela dit, beaucoup attendront
patiemment,
que Anne donne son prix pour le
discuter ardemment
vous pensez une robe d'un Euro,
c'est sûr qu'il faut discuter, si on
en prend deux pour faire un lot.
Mais Anne aime cela
et discute à la baisse sans tracas.
Elle fait des heureuses à tour de
bras.
Qu'à cela ne tienne, il y avait là un
bambin,
(je vous rappelle qu'il est 5h un
dimanche matin)
à peine réveillé mais qui ne disait
rien,
je lui donne un tigre et le voilà qui
joue,
la maman achètera une poupée qui fait
la moue.
Tout le monde est heureux, alors moi
aussi.
Et nous repartons avec frénésie,
pour essayer de mettre les quelques
affaires qui restent sur des cintres.
Christine et Michel vendent une caisse
à chien,
puis à la suite une table basse de
salon,
en même temps qu'un caleçon,
Une pelle, une pioche et autres
lampions.
Je m'en vais à 7h, je suis un peu las,
Et puis maintenant le tas est bien plus
bas.
Je vais essayer de dormir un peu dans
mon hamac.
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