lundi 15 avril 2013

2013-04-14-vide grenier







Un vide grenier pas comme les autres !

Anne décide de vendre ses affaires dans un vide grenier.
Ceci pour faire le vide et ses idées ne pas renier.
Car au vide grenier la population peu fortunée
peut venir y trouver son bonheur et de quoi s'habiller.
Départ 5h du matin pour aller exposer,
des jupes, des BD, casseroles et affaires de bébé,
il y en aura pour tous et personne ne restera bouche bée.
Anne recule le 4x4, pour faciliter le déchargement,
et nous commençons par installer le campement.
Mais dès que nous attaquons les caisses,
là il y a presse.
Un essaim sorti dont ne sait où,
s'abat sur nos babioles et pas toujours entre eux avec des mots doux.
Je sors une caisse de vaisselle,
je vois des bras qui se tendent,
me veulent-elle ? ;-)))
Mais non c'est aux assiettes qu'elles veulent s'en prendre,
Je pose la caisse à terre et hop, je ne la vois plus,
je ne vois que des dos, dont certains sont nus,
Tout à coup un bras se lève une voix demande :
c'est combien ?!
Moi qui n'y connais rien,
j'appelle Anne qui est déjà aux prises avec un autre groupe,
elle s'arrache et vient
Donne quelques prix, le bras replonge, avec ou sans l'objet,
Un autre prend la relève, d'autres attendent où essaient de déloger,
celles qui fond bloc, peut être ont elles vu du Rugby,
car il n'est plus question d'approcher, même pour un rubis.
Enfin certaines se relèvent, mais c'est pour se précipiter,
à la portière de la caverne d'Aly Baba
et montrent du doigt la caisse suivante, je prends un air dépité,
car à peine posée à terre c'est le même branle bas.
Je repère une jeune brésilienne avec son compagnon,
je la connais c'est elle qui sert la petite soupe du samedi.
Je lui fais signe de me suivre sur le côté et sors des gamelles pas de l'argenterie,
Mais déjà le premier groupe se disloque et vient prendre d'assaut,
ce petit couple en train de choisir,
certaines veulent leur arracher l'objet de leurs désirs,
mais j'interviens gentiment et tout se calme
Il n'y a pas de ressentiment envers les blancs.
Contre la vie chère, les Lebreton auront la palme.
Ensuite arrivent les fringues, chacune est sur son rang,
A peine posée que la caisse se vide,
les pantalons, les robes, les corsages deviennent intrépides,
s'élancent en l'air pour mieux se déployer,
et pour l'acheteuse la chatoyer.
Point ici besoin d'Oyer oyer,
l'essaim se gonfle ou se rétracte,
suivant d'autres arrivées, et d'autres cataractes,
de vêtements, de vaisselles ou d'objet divers.
Quelques pièces ne verront pas la caisse,
certains prendront ce qui est nécessaire,
avec quelques largesses.
Mais cela dit, beaucoup attendront patiemment,
que Anne donne son prix pour le discuter ardemment
vous pensez une robe d'un Euro,
c'est sûr qu'il faut discuter, si on en prend deux pour faire un lot.
Mais Anne aime cela
et discute à la baisse sans tracas.
Elle fait des heureuses à tour de bras.
Qu'à cela ne tienne, il y avait là un bambin,
(je vous rappelle qu'il est 5h un dimanche matin)
à peine réveillé mais qui ne disait rien,
je lui donne un tigre et le voilà qui joue,
la maman achètera une poupée qui fait la moue.
Tout le monde est heureux, alors moi aussi.
Et nous repartons avec frénésie,
pour essayer de mettre les quelques affaires qui restent sur des cintres.
Christine et Michel vendent une caisse à chien,
puis à la suite une table basse de salon,
en même temps qu'un caleçon,
Une pelle, une pioche et autres lampions.
Je m'en vais à 7h, je suis un peu las,
Et puis maintenant le tas est bien plus bas.
Je vais essayer de dormir un peu dans mon hamac.



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